mardi 21 juillet 2020

Sutures

"Quand tu n'as pas de voix, tu n'existes pas"

 Édition : Delcourt
 Auteur : David Small
 Titre Sutures (Stitches)
 Genre : Roman graphique, autobiographie
 Date de parution : 2009

 Résumé : Les années 50. Le petit David a dix ans. Perdu au sein d'une famille où toute tentative de communication semble vouée à l'échec, il se réfugie dans le dessin et l'imaginaire. Plusieurs années passent avant que l'on ne découvre une excroissance dans le cou du garçon. Le diagnostic initial laisse penser à un simple kyste. Au lendemain de l'opération, trois ans plus tard, David se réveille totalement muet. Le kyste était devenu cancer. Entre non-dit coupable, égoïsme et totale inconséquence, David découvre ses parents sous un autre jour. Pour un enfant, l'indifférence et ses conséquences sont une forme d'abus parfois plus brutale que la violence physique. 

Mon avis :
Ce roman graphique permet à David Small d'opérer une véritable thérapie artistique. Il a reçu plusieurs prix tels que celui d'Alex Awards.

J'ai étudié ce roman graphique dans le cadre de mes cours. Cela m'a permis d'observer les petits détails mis dans ce roman par l'auteur tels que  les différentes utilisations des couleurs et des cadres.
Je n'ai pas particulièrement aimé l'histoire mais je l'ai trouvé très bien fait. Les dessins sont beaux et il est vraiment intéressant d'observer les yeux des personnages; pas du tout détaillé. Cela mets en valeur la monstruosité des personnages et leur incapacité à voir ce qui se passe; à s'observer. Ce roman permet à l'auteur de s'exprimer à travers son art lorsqu'il ne peut le faire avec sa voix. Les thèmes abordés sont assez sombre et exprime en détails les traumatismes de David. Beaucoup de ses émotions passent à travers ses dessins. L'histoire n'est pas à propos de son cancer mais à propos de sa relation avec ses parents et le fait de la mettre sur papier lui permet de mieux voir et comprendre son enfance. Cette bande dessiné est vraiment très intéressante à étudier.

Un témoignage assez sombre qui aborde des sujets complexes tels que l'enfance, l'éducation, la maladie, la mort.
Très bonne bande dessiné.

Fruits Basket

"Dans la vie, tout dépend uniquement de notre état d'esprit !"



 
Édition : Delcourt

 Auteur : Natsuki Takaya
 Titre : Fruits Basket
 Genre : Manga, shojo
 Date de parution : 2002
 Nombre de tomes: 23 tomes

 Résumé Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente, dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Soma, un de ces camarade de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Soma est victime d'une malédiction cachée. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulière, en un des douze animaux du zodiaque chinois ! Avec d'aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru lui réserve de nombreuses surprises.
Mon avis :
Ce manga japonais en 23 volumes a était adapté en animé. En 2001, il a remporté le prix du manga de l'éditeur Kodansha, bien qu'il ne soit pas édité par cette maison d'édition (chose rare).

Je pense que c'est le premier manga que j'ai lu. J'ai vraiment adoré les lires lorsque j'avais treize ans et depuis, je prends beaucoup de plaisir à les relire. Je me suis finalement mise à les acheter mais j'ai choisi de prendre les anciennes éditions (plus difficile à trouver mais à laquelle je suis habituée) bien que la série est était rééditer en double volumes.
L'histoire est très simple et totalement invraisemblable mais c'est ce qui rend cette série si adorable je trouve. Tohru est gentille, naïve, simple et a envie d'aider tout le monde. On s'attache beaucoup à elle grâce à sa modestie et à son passé pour lequel on compatis. Les autres personnages sont tout aussi attachants, chacun avec son caractère bien fixé. Le style des dessins évolue à travers les tomes et s'améliorent je trouve. L'auteure réussi à nous donner le sourire, à nous faire rire et presque à nous faire pleurer.

Une série qui met de bonne humeur et nous redonne un peu d’innocence.
Je recommande absolument.

mardi 30 juin 2020

Aux cinq rues, Lima

"Le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit, dans tous les peuples et dans toutes les cultures...Mais surtout au Pérou..."



 Édition : Gallimard
 Auteur : Mario Vargas Llosa
 Titre Aux cinq rues, Lima (Cinco Esquinas)
 Genre : Contemporain
 Date de parution : 2006
 Nombre de pages : 304

 Résumé Le carrefour des Cinq Rues, qui donne son nom à l’un des quartiers les plus fréquentés de Lima, est ici le décor d’un gigantesque scandale politique, médiatique et sexuel. Quelques photos compromettantes, un maître chanteur, un crime crapuleux : la presse à sensation ne pouvait rêver mieux. Une vaillante journaliste  va essayer de démêler le vrai du faux. En coulisses, loin des rumeurs qui parcourent la ville, l’épouse de l'ingénieur Cárdenas et sa meilleure amie ouvrent un rideau indiscret révélant l’autre affaire derrière l’affaire, celle qui peut-être ne sortira jamais sur la place publique et dont nous, lecteurs, les seuls témoins, devrons garder le secret.
Mon avis :
Cet auteur a reçu le Prix Nobel de la littérature en 2010 pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées des résistances, révoltes, et défaites des individus.

La première chose qui m'a surpris lors de cette lecture est le style de l'auteur. Je ne sais pas si c'est à cause du fait que c'est une traduction ou si c'est juste le style de l'auteur mais j'ai trouvé que les phrases étaient formulées de façon peu commune, utilisant des mots que je n'aurai pas forcément utilisé. L'écriture est assez fluide sinon. De plus, pendant les premiers chapitres, j'étais un peu perdue car je ne comprenais pas comment l'histoire était structurée. Une fois les trois premiers chapitres passés par contre, tout allait comme sur des roulettes. J'ai eu envie de lire l'histoire et d'aller jusqu'au bout du livre. Beaucoup de sujets actuels sont abordés tels que la corruption, les classes, la politique ou encore l'humiliation. La vie sexuelle des personnages et la politique sont reliées de manière très proche et rendent l'histoire encore plus intéressante. J'ai aimé les personnages mais sans vraiment m'attacher à eux. Je pense que c'est juste du au fait qu'ils ont une culture qui m'est inconnue et que je ne me suis aucune retrouvée en eux, en leurs défauts.

Une lecture assez intéressante qui m'a appris des choses sur le Pérou et sa culture.
A lire si vous l'avez déjà.

dimanche 28 juin 2020

Normal(e)

"Mais c'est tellement nul, comme mot, "normal", dis-je, soudain remonté par la colère. Qu'est-ce que ça veut dire, au juste ?"



 Édition : Hachette
 Auteur : Lisa Williamson
 Titre Normal (e) (The art of being normal)
 Genre : jeunesse
 Date de parution : 2015
 Nombre de pages : 350


 Résumé La voilà, l’occasion pour moi de tout déballer.
Cinq petits mots : Je. Veux. Être. Une. Fille. Une phrase qui refuse de sortir. Qui me réduit au silence. Maman s’attend certainement à ce que je lui dise que je suis gay. Il y a sans doute des mois qu’elle se prépare à cette conversation. Sauf qu’elle et papa ont tout interprété de travers.
Je ne suis pas gay. Je suis juste une fille coincée dans un corps de mec.
Mon avis :
Ecrit par une auteur cisgenre (qui identifie son genre à son sexe biologique), ce roman est assez controversé. 

C'est le premier livre que j'ai lu avec un personnage principal trans-gendre et j'ai beaucoup apprécié l'introduction sur le sujet. L'histoire est simple, vous savez ce qui va se passer mais vous voulez quand même le lire. Je pense que c'est un bon livre pour présenter le sujet aux adolescents et aux enfants, car l'histoire n'est pas difficile à lire et a une fin assez heureuse. L'un des problèmes de ce livre est cependant la mauvaise utilisation des pronoms, car David, qui s'identifie en tant que fille, est désigné par le terme "il" pendant presque tout le livre, ce qui a du sens et n'a pas de sens pour moi. Cela a du sens parce que le changement de pronoms se produit lorsque sa famille l'accepte comme fille, mais cela n'a pas de sens non plus parce que, par exemple, Léo qui sait que David/Kate s'identifie en tant que fille utilise toujours le pronom "il" pour parler d'elle. En conclusion, ce n'est pas un livre parfait, mais c'est un roman sincère.


Une lecture pas parfait mais sympathique sur le sujet de transgenre.
Pourquoi pas.

jeudi 25 juin 2020

La Passe Miroir: Les fiancées de l'hiver (Tome 1)

"Lire un objet ça demande de s’oublier un peu pour laisser la place au passé d’un autre. Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même."



 Édition : Gallimard
 Auteur : Christelle Dabos
 Titre : La Passe-Miroir: Les fiancées de l'hiver
 Genre : fantasy, jeunesse
 Date de parution : 2013
 Nombre de pages : 567


 Résumé Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.
Mon avis :
Ce roman est le premier tome d'une série de quatre livres. C'est le premier roman de Christelle Dabos. Christelle Dabos a présenté ce premier tome lors du concours organisé par Télérama, Gallimard et RTL en 2012.


J'ai vu ce roman tourné sur Instagram pendant longtemps et comme les critiques étaient toujours bonnes, j'ai eu un peu peur de l'acheter et d'être déçue à cause de mes attentes. Finalement, j'ai adoré ce livre et l'ai dévoré en deux jours à peine. Ophélie est un personnage attachant et bien développé à travers l'histoire. On apprécie sa maladresse et son intelligence, sa naïveté et sa non-superficialité. Thor n'est pas beaucoup développé dans ce premier tome et cela rajoute à son caractère mystérieux et difficile à cerner. J'avoue avoir un petit crush sur lui et j'espère que tout se passera bien entre lui et Ophélie. Ce style de livre, science-fiction, m’impressionne toujours car je me demande comment un scénario pareil est venu à l'idée de l'auteure. J'ai vraiment hâte de lire la suite afin d'en savoir plus sur Thor, Farouk et tous les gens qui les entourent. L'histoire prend vraiment l'attention du lecteur et nous pousse à tourner la page, puis la prochaine, etc. De plus, il faut reconnaître le talent de l'illustrateur, Laurent Gapaillard, qui a vraiment su illustré la Citacielle.

Une lecture très prenante et adictive.
Je recommande absolument.

mercredi 24 juin 2020

Maestra

"S'il y a bien une chose que ma condition de femme m'a apprise, c'est celle-ci : dans le doute, joues les ingénues."


 Édition : Pocket
 Auteur : L.S. Hilton
 Titre Maestra
 Genre : thriller érotique
 Date de parution : 2016
 Nombre de pages : 408


 Résumé Judith Rashleigh travaille en tant qu'assistante dans une prestigieuse salle des ventes londonienne, mais ses rêves de percer dans le monde de l'art ont été graduellement émoussés par les forces du snobisme et de la corruption. Afin de joindre les deux bouts, elle travaille au noir comme hôtesse dans l'un des bars les moins salubres du West End. À peine Judith a-t-elle découvert une conspiration au sein de sa salle des ventes qu'elle est licenciée, sans avoir le temps de dénoncer la fraude. En désespoir de cause, elle accepte l'offre de l'un de ses clients réguliers du bar de l'accompagner sur la côte d'Azur. Mais lorsqu'une tentative malavisée de lui faire avaler des sédatifs tourne mal, Judith n'a plus le choix : elle doit fuir
Mon avis :
Ce roman est le premier tome d'une trilogie centrée sur les activités de Judith.


Un roman au final assez ordinaire. Si attirant et pourtant si décevant. Le suspense n'est pas du tout au rendez-vous, et pour être honnête, jusqu’à la fin de l'histoire je ne comprenais pas le but de Judith, ce qu'elle voulait faire et sa stratégie. De plus, on se demande ce que vient faire l'érotisme dans cette histoire. J'ai personnellement trouvé les scènes tellement bizarre. L'histoire n'est pas bien menée et ne donne pas au lecteur l'envie de poursuivre sa lecture due au fait que les événements n'ont pas l'air reliés entre eux. Cela manque de profondeur. Le résumé est pourtant attrayant mais finalement, et dès le début du livre, on se demande ce qu'on fait là. 

Une lecture peu appréciable qui donne une impression de confusion à travers le livre.
Je ne recommande pas.

La petit fille de monsieur Linh

"Il se dit qu'un pays où les prénoms ne signifient rien est un bien curieux pays."



 Édition : Le livre de Poche
 Auteur : Philippe Claudel
 Titre La petite fille de monsieur Linh
 Genre : contemporain
 Date de parution : 2005
 Nombre de pages : 183


 Résumé C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays,celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.
Mon avis :
Une oeuvre engagée sur les problèmes de la société actuelle, tels que l'exil, l'immigration, la solitude etc.


Voila un court roman qui m'a donné les larmes aux yeux. J'ai lu ce livre d'abord parce qu'il était court et parce que ma sœur l'a étudié au lycée. Je me suis donc dit que ce livre devait donné à réfléchir et je ne me suis pas trompé. L'histoire est magnifiquement écrite et parle de problème que je n'ai jamais connu tels que l'immigration, l'incompréhension face à un nouveau pays, une nouvelle culture etc. On pourrait reprocher à ce livre un certain manque d'action mais en réalité, cela ne m'a pas du tout dérangé car le but de cette histoire est de faire réfléchir le lecteur et de lui faire ressentir des émotions. Pas besoin d'actions pour cela. Monsieur Linh est vraiment un personnage auquel on s'attache et j'ai eu envie de le protéger, de l'aider. Son malheur est décrit avec une telle délicatesse, une telle tendresse que l'on ne peut retenir quelques larmes. Le fait que monsieur Linh soit le narrateur nous aide à nous mettre à sa place et à ressentir les mêmes émotions que lui. J'ai trouvé cette histoire très jolie et même après plusieurs semaine, j'y pense toujours.

Une histoire courte et percutante.
Je recommande.

mardi 23 juin 2020

Le Parfum

"La guerre, sans qu'on lui demande, se charge toujours de nous trouver un ennemi."


                                                       Édition : Le Livre de Poche
 Auteur : Patrick Süskind
 Titre : Le Parfum (Das Parfum)
 Genre : Drame
 Date de parution : 1985
 Nombre de pages : 280

 Résumé Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.
Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car "qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes".
 



Mon avis :
Le parfum est un roman écrit en allemand. Suite à son succès, il fut traduis en plusieurs langues et adapté au cinéma. Petite anecdote: il est possible que notre Jean-Baptiste Grenouille fut inspiré d'un vrai tueur en série, Manuel Blanco Romasanta, qui tua plusieurs femmes dans le but de leur extraire la graisse de leur corps et de la transformer en savon.

De nos jour, ce roman est un classique de la littérature. Il aborde les thèmes de l'hygiène, de la société du XVIIIe siècle, des odeurs et d'un tueur en série. La France est actuellement en train de travailler sur un projet avec pour but de récupérer et d'identifier les odeurs humaines afin d'aider à identifier les criminels. Cela prouve que ce qui se passe dans ce roman pourrait arriver dans la vie réelle et cela le rend encore plus effrayant. J'aime beaucoup ce roman et l'ait donc lu au lycée, ainsi que cette année. Curieusement, je n'ai pas détester le personnage de Jean-Baptiste Grenouille. Je ne l'ai pas aimé non plus, il m'a même dégoutté plus d'une fois mais d'un autre coté, il inspire une sorte d'admiration pour avoir réussi à s'en sortir de manière plutôt remarquable à travers cette cruelle société. Malgré le fait que ce roman soit traduit, il n'y perd rien. Le style d'écriture est fluide et donne au lecteur un certain recul sur l'histoire.

Un classique de la littérature.
Je recommande vivement.

lundi 22 juin 2020

Petit Pays

"La guerre, sans qu'on lui demande, se charge toujours de nous trouver un ennemi."


                                                      Édition : Le Livre de Poche
 Auteur : Gaël Faye
 Titre Petit Pays
 Genre : Contemporain
 Date de parution : 2016
 Nombre de pages : 221

 Résumé En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français… 


Mon avis :
J'ai connu Gaël Faye à travers sa musique. Les paroles de ses chansons m'ont vraiment touchées et j'ai fini par me renseigner plus en détails sur sa personne. C'est ce qui m'a poussé à lire ce magnifique roman.

Dans son roman, nous suivons Gaël aussi, appelé Gaby, dans son enfance au Burundi. Le récit est conté par un enfant don't l’innocence nous touche et nous fait voir la violence de ce monde d'un autre œil. Le style d'écriture de Gaël Faye est vraiment poétique et facile à lire. Les petites touches d'humour font ressentir au lecteur tout un panel d'émotions, passant du rire, de la nostalgie à l'épouvante, la tristesse. Le Burundi n'est pas un pays souvent abordé quant on parle du génocide rwandais et ce récit m'a permis d'en apprendre plus sur le sujet et d'y voir plus clair.

Une histoire que je souhaite à tout le monde de découvrir.
Très Bonne lecture